Faire du sport, c’est aussi bon pour votre cerveau !

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Vous le saviez déjà : pratiquer une activité sportive régulière, c’est se faire du bien et prendre soin de son corps. Mais ce qu’on sait moins, c’est que le sport est bénéfique pour notre cerveau.

On a longtemps pensé que le cerveau était voué à se dégrader au fil des années, et que la dégénérescence de ses neurones était inéluctable. Eh bien non ! Nous pouvons même produire des neurones tout neufs en… faisant du sport.

Quand le cerveau se dévoile

Le cerveau fascine depuis toujours, les chercheurs en neurologie et en neurosciences ne cessent de l’étudier pour mieux comprendre son fonctionnement… et parfois même aller à contrecourant de théories scientifiques largement acceptées.

Et justement, en 2003, le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo et son équipe de l’Institut Pasteur découvrent des zones du cerveau qui oeuvrent comme de véritables fontaines de Jouvence : c’est ici que peuvent être produits de nouveaux neurones. Et dire que nous pensions jusqu’alors que nos chers neurones commençaient à s’amenuiser après la puberté !

Grâce à ces récentes découvertes, nous savons désormais que le cerveau n’est pas un organe qui devient figé après la puberté. Au contraire, il reste malléable (on appelle cela la « plasticité » du cerveau) tout le long de notre vie. Et surtout, nous pouvons en être les acteurs.

Muscler ses biceps… et son cerveau

Lorsque nos muscles s’activent, que ce soit pendant une séance de running ou de hula-hoop, ceux-ci libèrent des protéines qui vont elles-mêmes générer des substances actives par voie sanguine. Parmi celles-ci, la BDNF (en anglais dans le texte « brain-derived neurotrophic factor », ou en VF « facteur neurotrophique dérivé du cerveau »). Ce sont ces substances actives qui stimulent la production de neurones, qu’on ait 30 ou 60 ans.

Alors évidemment, une seule session de sport ne suffit pas à relancer votre usine à neurones, mais bien une activité régulière. D’ailleurs, d’autres facteurs favorisent la plasticité cérébrale :

  • la vie sociale et les interactions avec les autres,
  • le bien-être mental et psychologique, versus le stress et la dépression,
  • l’absence de consommation de psychotropes,
  • et enfin, l’apprentissage ou la quête de connaissance (et pas forcément de connaitre par cœur l’intégrale d’Apollinaire).

En d’autres mots, sortir de chez soi pour rendre visite à ses amis et faire un tour en vélo, voir une expo ou apprendre à démonter une roue de vélo, et surtout s’écouter, fuir le stress et le rythme effréné du quotidien. Simple non ?

Si le sujet vous titille, vous pourrez jeter un oeil au talk de Pierre-Marie Lledo à TEDx Paris 2012, ou écouter Lionel Naccache dans son émission « Parlez-vous cerveau » sur France Inter.

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