Pourquoi ressentons-nous du stress ?

Imprimer
Inconnu il y a une petite centaine d’années, le stress est aujourd’hui sur toutes les bouches et pointé du doigt : c’est le mal du siècle. Et pour cause, il nous met « sous tension » dans une époque où nous sommes souvent « sous l’eau » et poussés hors de notre zone de confort. C’est d’ailleurs la clé pour comprendre le stress : il n’est ressenti que dans les situations où notre organisme doit s’adapter et tenter de trouver un nouvel équilibre.
Pourquoi ressentons-nous du stress ?
Un peu d’histoire…

La notion même de stress est très récente : elle a été étudiée dans les années 1920 par Hans Selye, alors interne à l’Université de Prague. Il observe que les patients, pourtant atteints de pathologies différentes, ont tous un point commun : ils ont « l’air malade ». Pléonasme ? Pas vraiment car, pour ce futur endocrinologue, ce constat est une réaction du corps à la maladie, qu’il nomme « stress ». Ou en d’autres termes une « réaction de l’organisme à une agression par un agent physique, psychique, émotionnel entraînant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d’adaptation ».

Dans les années qui suivront, Hans Selye poursuivra ses recherches. Il découvrira notamment que le corps répond de la même manière aux différentes attaques qu’il expérimentera (maladies, augmentation ou chute brutale de la température extérieure, etc.), à savoir : un épaississement de la langue, des douleurs abdominales, l’ulcère de l’estomac et cet « air malade ». Il publiera même près de 30 livres, dont « Le stress de la vie » (The stress of life) en 1956, qui introduira le concept de stress en médecine, et progressivement dans le langage courant.

Les mécanismes du stress

Si réaction et adaptation il y a, c’est que l’organisme a été perturbé… et cet élément perturbateur n’a pas le même impact selon les personnes. Le vécu, les acquis, le contexte sont uniques à chacun et mènent à des réactions qui le sont tout autant. À titre d’exemple, des parachutistes expérimentés n’ont pas le même niveau de stress que des novices au moment du saut. Ou un chanteur rompu à l’exercice en public, versus notre premier karaoké face à la foule.

Projetons-nous au climax du stress, au moment de monter sur scène : le cerveau détecte un contexte de danger, ou d’adaptation, et stimule l’hypothalamus (le centre de nos émotions), qui lui-même va commander aux glandes surrénales de libérer des substances chimiques dans le sang : cortisol, adrénaline et noradrénaline notamment. Ces substances, au doux nom de catécholamines, entrainent une réaction en chaine dans tout le corps : le rythme cardiaque s’accélère, le tonus musculaire est renforcé, la glycémie augmente et la coagulation du sang diminue. Tout l’organisme est ainsi mis sous tension. Pourquoi ? Parce que notre corps est en alerte et se prépare à agir.

Ménageons-nous !

Si les situations de stress ont été indispensables, voire vitales, dans l’histoire de l’homme, avec un grand et un petit « h », elles deviennent dangereuses pour la santé lorsqu’elles durent. Elles mènent à l’épuisement de l’organisme, et peuvent se traduire par des états de détresse physique et psychologique. Maladies cardiovasculaires, diabète, maladies de la peau, dépression, vieillissement des cellules de notre organisme… Le stress peut pourtant être évité, en tout cas sur la durée, grâce au repos bien sûr, mais aussi à l’activité physique, à l’alimentation… et à l’écoute de soi. Et ça tombe bien, parce qu’on en reparle bientôt sur ce blog !

Commentaires

1Comment
  • LinellFranklin
    Posted at 04:06h, 07 novembre Répondre

    Certaines femmes supportent facilement les contractions, d’autres ont mal, tres mal et se sentent depassees, en tout debut de travail, alors qu’objectivement la douleur est a ce stade supportable. Meme sous peridurale, des mamans disent ressentir des tensions corporelles, des tiraillements insupportables. Pourquoi ? La douleur de l’accouchement n’est pas seulement provoquee par l’effort physique, elle  depend egalement de l’etat psychologique de la maman . La peridurale analgesie le corps, mais elle n’agit ni sur le c?ur, ni sur l’esprit. Plus la femme est angoissee, plus elle risque d’avoir mal, c’est mecanique. Tout au long de l’accouchement,  l’organisme produit en effet des hormones, les beta-endorphines, qui attenuent la douleur. Mais ces phenomenes physiologiques sont tres fragiles, de nombreux elements peuvent rompre ce processus et empecher les hormones d’agir. Le stress, la peur et la fatigue en font partie.

Pour poster un commentaire

Ces articles pourraient vous intéresser

Une sélection d’articles et de conseils pour vous accompagner et vous informer
Bonne lecture !