Maladie chronique : l’obésité n’est pas une fatalité !

Imprimer

Véritable enjeu de santé publique en France et dans le monde, l’obésité a été officiellement reconnue en 1997 comme maladie chronique par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Aujourd’hui, on qualifie même l’obésité d’épidémie mondiale, terme qui souligne sa propagation rapide dans toutes les régions du globe. Car si elle était réservée aux pays dits riches, elle est désormais présente partout dans le monde, y compris dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.

Maladie chronique : l’obésité n’est pas une fatalité !
Qu’est-ce que l’obésité ?

L’OMS la définit par « une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ». Son indicateur est l’indice de masse corporelle (IMC) qui évalue le rapport entre le poids et la taille. Techniquement, on divise le poids par le carré de la taille, et le résultat s’exprime en kg/m2. Le surpoids correspond à un IMC égal ou supérieur à 25 kg/m2, et l’obésité à un IMC égal ou supérieur à 30 kg/m2. On considèrera d’ailleurs qu’une personne a une corpulence normale si elle a un IMC situé entre 18,5 et 25 kg/m2.

En 2016, date des derniers chiffres officiels publiés par l’OMS, plus de 1,9 milliard d’adultes sont en surpoids, dont 650 millions en situation d’obésité. Pour rappel, notre planète comptabilisait cette même année 7,358 milliards d’habitants…

Les causes de cette maladie chronique

Deux principaux facteurs, intimement liés, expliquent ces chiffres :

  • Une alimentation déséquilibrée, riche en calories et en lipides,
  • Une activité physique faible et des modes de vie de plus en plus sédentaires.

Mais l’obésité est bien plus complexe que cela. Elle peut aussi s’expliquer par une prédisposition génétique : des chercheurs de l’Inserm et du CNRS ont d’ailleurs identifié des gènes impliqués dans la prise de poids, l’obésité sévère ou les complications de l’obésité.

Enfin, l’environnement peut favoriser l’apparition de cette maladie chronique : le stress, l’exposition à des polluants, les perturbateurs endocriniens, la composition de la flore intestinale, le manque de sommeil ou certains traitements médicaux en sont autant de causes, qui font aujourd’hui encore l’objet de recherches scientifiques.

Quelles sont les conséquences ?

Les personnes en surcharge pondérale, même légère, sont plus exposées aux maladies non transmissibles ou chroniques comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les troubles musculo-squelettiques comme l’arthrose, et certains types de cancer (du sein, des ovaires, de la prostate, du foie, de la vésicule biliaire, du rein ou encore du colon).

Pour les personnes obèses, les répercussions sont aussi d’ordre psychologique et social : sentiment de culpabilité, d’exclusion, rejet de son corps, dépression… qui peuvent mener à des comportements favorisant à nouveau l’obésité — beaucoup et mal s’alimenter, couplé à une activité physique quasi inexistante.

Si l’obésité est une maladie chronique récidivante, elle n’est pas une fatalité : elle peut être en partie traitée par une alimentation saine et une activité physique régulière. Sa reconnaissance en tant que maladie chronique facilite d’ailleurs la prise en charge des prescriptions médicales et des opérations chirurgicales qui peuvent être envisagés pour réduire la surcharge pondérale lorsqu’elle est identifiée, et surtout prévenir l’obésité dès le plus jeune âge.

Commentaires

Pas de commentaires

Pour poster un commentaire

Ces articles pourraient vous intéresser

Une sélection d’articles et de conseils pour vous accompagner et vous informer
Bonne lecture !