Maladies chroniques : qu’est-ce que l’insuffisance respiratoire ?

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Respirer est un réflexe vital : chaque minute, nous inspirons et expirons environ 16 fois !

Respirer est un réflexe vital : chaque minute, nous inspirons et expirons environ 16 fois ! Ce mécanisme automatique varie d’ailleurs selon l’âge — par exemple, les nouveau-nés ont une respiration et un rythme cardiaque bien plus rapides qu’un adulte. Lorsqu’il inspire 450 litres d’air en moyenne chaque heure, notre corps est en quête d’oxygène, le gaz carbonique étant rejeté lors de l’expiration.

Certaines maladies chroniques, c’est-à-dire persistantes, entravent cette mécanique bien huilée : c’est l’insuffisance respiratoire. La plus connue est l’asthme : elle touche plus de 235 millions de personnes dans le monde.

Comprendre la respiration

La respiration peut être découpée en trois étapes :

  • L’inspiration, qu’on qualifie de phénomène actif. Le diaphragme se contracte et permet l’augmentation du volume thoracique. Les côtes et les muscles intercostaux laissent davantage de place aux poumons, qui peuvent ainsi absorber l’air.
  • Vient ensuite l’expiration, phénomène passif car le diaphragme et les muscles intercostaux se relâchent. Le volume thoracique diminue ainsi que celui des poumons, qui retrouvent leur état initial, menant ainsi à l’expulsion de l’air.
Les différents types de maladies respiratoires

On en distingue trois :

  • Les maladies respiratoires obstructives, qui comme leur nom l’indique, obstruent les bronches. Ce sont d’ailleurs les plus répandues avec l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et la mucoviscidose.
  • Les maladies respiratoires restrictives, qui désignent une diminution de la capacité pulmonaire liée à une atteinte des muscles respiratoires (c’est le cas des myopathies), de la paroi thoracique (pour les scolioses sévères) ou encore de la paroi des alvéoles (pour les fibroses pulmonaires).
  • Les maladies pulmonaires d’origine centrale, plus rares, sont liées à un dysfonctionnement du système nerveux de la respiration.

A savoir que certaines maladies sont dites mixtes, à la fois restrictives et obstructives. D’autres pathologies, comme l’apnée du sommeil ou les troubles respiratoires liés à l’obésité, sont aussi considérées comme des maladies respiratoires.

Les causes et les conséquences

Les maladies neuromusculaires ou l’obésité peuvent mener à une insuffisance respiratoire chronique. La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui touche environ 4% de la population française, est due pour sa part à la pollution de l’air, aux poussières et produits chimiques en milieu professionnel… et au tabagisme. Car pour cette maladie, la prévention est possible avec le sevrage tabagique.

Le symptôme le plus fréquent est la dyspnée, c’est-à-dire la difficulté à respirer, qui peut engendrer des troubles du sommeil. Côté examens, le taux d’oxygène dans le sang, ainsi que la fréquence cardiaque, seront régulièrement mesurés et contrôlés. Des traitements spécifiques, au-delà du traitement médicamenteux, peuvent être préconisés, comme l’oxygénothérapie ou la kinésithérapie respiratoire. Tous ces traitements visent un seul et même objectif : rétablir une respiration la plus proche de la normale possible.

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