Obésité et diabète : les liaisons dangereuses

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L’obésité et le diabète sont intimement liés, à tel point que l’on parle souvent d’une épidémie de “diabésité”. Si le sucre est souvent diabolisé, l’excès de graisses joue un rôle plus important dans le déclenchement du diabète dit de type 2.

Comment apparaît l’insulinorésistance ?

Obésité et résistance à l’insuline sont dues à une alimentation déséquilibrée, sur le plan quantitatif et qualitatif. Produite par le pancréas, l’insuline a pour mission de réguler le taux de sucre dans le sang, en favorisant son entrée dans les cellules et sa conversion en énergie. Une accumulation de gras va perturber le rôle de cette hormone. Ce phénomène de « résistance à l’insuline » se traduit donc par un défaut de l’insuline à faciliter l’entrée du glucose dans les tissus cibles (muscle, tissu adipeux et foie).

Imaginons ce processus comme si l’insuline frappait aux portes des cellules musculaires ou graisseuses. Les cellules entendent les coups à la porte, l’ouvrent et laissent entrer le glucose. Dans le cas de l’insulinorésistance, les cellules deviennent sourdes ! Par conséquent, l’augmentation du taux de sucre dans le sang stimule le pancréas, qui accroit la sécrétion d’insuline pour compenser. Au bout d’un certain nombre d’années d’évolution, le pancréas s’épuise (il n’est plus capable de produire de l’insuline). L’intolérance au glucose apparaît, puis le diabète de type 2. On parle parfois d’état “pré-diabétique”, car l’insulinorésistance est longtemps silencieuse : son retard de découverte est estimé entre 5 et 10 ans.

Traitez votre surpoids pour contrôler votre diabète

Plutôt que de s’imposer des changements trop brutaux, mieux vaut modifier ses habitudes en douceur : prendre des repas complets, limiter les grignotages et se déshabituer progressivement du goût sucré. Le but étant de se rapprocher petit à petit des recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) : 5 fruits et légumes, 3 produits laitiers par jour et un féculent à chaque repas.

Nos conseils :

  • Diminuez votre consommation d’aliments riches en sucre :
    Pour réduire le risque de diabète, vous devrez porter une attention particulière à la quantité et au type de sucres consommés. Privilégiez les sucres lents
  • Optez pour le « bon gras » :
    Certaines graisses saturées favorisent indirectement l’insulinorésistance. À l’inverse, l’acide oléique insaturé, prédominant dans l’huile d’olive, a des vertus anti-inflammatoires et diminue le risque d’insulinorésistance.
  • Maintenez un poids de « santé » :
    Compte tenu du rôle que jouent l’embonpoint et l’obésité dans l’incidence du diabète de type 2, le maintien d’un poids de « santé » est un élément essentiel de la prévention. On estime que votre IMC (indice de masse corporelle, kg·m−2) idéal devra être inférieur à 25.
  • Pratiquez une activité physique journalière :
    Bougez tous les jours ! Marche à pied, jogging, vélo, natation, gymnastique, jardinage, bricolage, ménage, promenade… toutes les activités sont bonnes pour votre santé !
  • Contrôlez régulièrement votre glycémie :
    En cas de diabète, mesurez régulièrement votre glycémie et suivez votre hémoglobine glyquée (HbA1c) afin de limiter les risques de complications liées au diabète.

Et n’oubliez pas : faites-vous dépister ! Votre interlocuteur de prédilection reste votre médecin traitant : il connaît les antécédents de votre famille et tous les facteurs de risques à prendre en compte. Vous pouvez également le faire réaliser gratuitement dans certains centres de médecine du travail et dans les centres de sécurité sociale.

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