Les difficultés post-partum : restez à votre écoute

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L’accouchement, tout comme la grossesse, est souvent dépeint comme une expérience incroyable et heureuse. Mais bon nombre de femmes vivent ces moments plus difficilement que d’autres. La vision idyllique de cette expérience, qui est unique, noircit davantage le tableau. Et pourtant, accepter de se sentir mal moralement ou physiquement est la clé pour trouver vos marques et profiter de votre nouvelle vie de maman.

Les difficultés post-partum : restez à votre écoute

Longtemps tabou, ces difficultés que l’on qualifie encore de « tracas » vont sans doute à l’encontre de l’image idéalisée de la femme qui se réalise et se métamorphose en devant maman. Si certaines le vivent comme tel, nombreuses sont celles qui s’interrogent ou souffrent de leur corps après l’accouchement.

Un corps chamboulé par 9 mois de grossesse

Votre corps a fait progressivement place à votre bébé qui vient de naitre. Pour certaines, l’accouchement a nécessité une épisiotomie ou une césarienne. Et, forcément, il doit s’en remettre. Les douleurs liées à ces interventions médicales peuvent durer plusieurs semaines après l’accouchement et doivent faire l’objet de toutes les attentions. D’autres femmes constateront des saignements ou des douleurs abdominales. Parlez-en au professionnel de santé qui vous a suivi lors de votre grossesse. Il vous connait bien et saura vous rassurer, apaiser votre douleur et vous soigner si vous en avez besoin.

Les hémorroïdes sont fréquentes après l’accouchement, tout comme les fuites urinaires voire anales, ou la constipation. Vous pouvez ressentir des maux de tête sévères ou continuels, qui peuvent être signe d’une hypertension artérielle. S’il ne faut pas vous alarmer, consultez aussi votre médecin traitant ou votre gynécologue. Prenez soin de vous tout comme vous l’aviez fait lorsque vous étiez enceinte : dès lors que vous avez un doute, contactez sans hésiter ceux qui pourront vous conseiller et vous soulager.

Quand le moral ne suit pas

On parle souvent de « baby blues », ce trouble post-partum qui désigne plus généralement toutes celles qui ressentent un vide profond dans leur corps. En cause : la chute brutale des hormones progestatives, couplée au stress des nouvelles responsabilités de la vie de parent. Si le baby blues ne persiste que quelques jours après l’accouchement, certaines peuvent entrer dans une dépression post-natale qui peut durer plusieurs mois. Les sentiments de découragement, de culpabilité, d’anxiété, d’épuisement ou d’irritabilité peuvent parfois mener à un désintérêt de l’enfant. Beaucoup perdent confiance en elles, car elles se sentent incapables de répondre aux besoins de leur enfant, et par extension au nouveau rôle de maman qui leur est attribué.

Si vous faites face à cette situation, rappelez-vous que vous n’êtes pas seule : votre conjoint ainsi que vos proches sont à votre écoute. Votre médecin doit aussi répondre présent pour vous aider à passer ce cap qui peut être douloureux, mais dont vous ressortirez plus forte. Car d’autres femmes vivent, comme vous, cette étape difficile.

N’oubliez pas : la maman parfaite n’existe pas. Chacune construit sa vie, de mère et de femme, en accord avec soi. Car c’est l’essentiel : s’écouter, accepter que son corps ou sa tête mette un genou à terre, pour repartir de plus belle.

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