Pelvic floor dysfunction

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L’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est définie par l’International Continence Society (ICS) en 2002 comme « la plainte de toute fuite involontaire d’urine ».
En 2006, plus de trois millions de Français de tous âges en sont concernés. Une femme sur cinq souffre d’incontinence urinaire d’effort : sa prévalence est de 19 %, avec un pic maximal entre 55 et 59 ans .

Chez la femme

Il y a deux types de fuites urinaires : les fuites à l’effort et les fuites par urgenturie (par impériosité) Les fuites urinaires à l’effort lorsque l’on tousse, éternue, rie ou lors d’exercices sportifs, sont dues à l’augmentation de la pression sur la vessie et à une mauvaise réponse de la musculature du plancher pelvien.

Le traitement de première intention est la rééducation périnéale pour les fuites à l’effort et la rééducation associée ou non à un traitement médicamenteux pour les fuites par urgenturie.

 

Chez l’homme

Elles sont souvent en relation avec une chirurgie de la prostate. Elles apparaissent lors d’une envie brusque et soudaine par impossibilité de se retenir. L’envie peut être ressentie lors de stimuli comme le bruit de l’eau ou le contact de l’eau ou le stress et dans des situations particulières lors du retour à la maison (syndrome du paillasson ou de la clef). Le traitement de première intention est la rééducation associée ou non à un traitement médicamenteux.

 

Les jeunes filles

Parfois lorsque l’on se retient longtemps parce qu’on ne veut pas aller aux toilettes (par exemple toilettes sales à l’école), on peut avoir du mal à se détendre et permettre à l’urine de sortir, ou de ne plus ressentir correctement les besoins d’uriner. D’où des problèmes de fuites d’urine, des besoins urgents ou au contraire une difficulté de vidange complète de la vessie pouvant entrainer des infections urinaires… Il faut boire suffisamment (1l par jour), de l’eau de préférence. Limiter les boissons à partir de 17H pour éviter le pipi au lit ou les levers de nuit. Aller aux toilettes régulièrement pour ne pas donner aux microbes le temps de proliférer.

 

Les sportives

Le sport n’a pas d’impact direct sur le renforcement de la musculature du périnée. Un déséquilibre progressif peut se créer entre le tonus des abdominaux et la résistance du périnée. Ainsi, les à-coups de pression abdominale avec des efforts répétitifs et parfois violents (selon le type de sport) vont augmenter le risque de fragilisation périnéale et entraîner ainsi des risques de fuites urinaires.
Il est important de travailler la musculature du périnée pour garder la tonicité nécessaire si celui-ci présente une faiblesse et surtout adapter le geste sportif par l’apprentissage de l’ajustement postural au niveau pelvien. Le kinésithérapeute est le professionnel le plus performant pour enseigner l’apprentissage du bon geste sportif.

 

Les seniors

La prévalence de l’incontinence urinaire augmente avec l’âge. Elle est due notamment à la réduction des capacités mécaniques du muscle de la vessie ; chez la femme âgée à une carence en estrogènes entraînant des troubles musculaires et des muqueuses et chez l’homme à une augmentation de volume de la prostate et de la production d’urine entrainant des levers nocturnes.
La prise en charge doit s’appuyer sur un examen clinique complet afin de cerner les besoins réels ainsi que sur une rééducation périnéale classique avec travail musculaire de la contraction périnéale et une rééducation comportementale mictionnelle.

L’incontinence anale

La constipation et l’incontinence anale et fécale, bien qu’ayant des effets contraires, sont des conséquences des troubles périnéaux.
L’incontinence anale et/ou fécale est l’émission involontaire de gaz et /ou de selles formées ou liquides et/ou de salissures. La constipation concerne aussi bien les enfants que les adultes et les personnes âgées.

La kinésithérapie périnéale est le traitement de première intention. Cette rééducation associe des mesures hygiéno-diététiques adaptées pour une bonne consistance des selles, de l’activité physique, une rééducation de la position de défécation, de la poussée, une approche comportementale de la statique lombo-pelvienne.

 

Le Prolapsus

La vessie en avant, l’utérus au milieu, et le rectum en arrière reposent sur le plancher pelvien. Le prolapsus génital, couramment appelé «descente « descente d’organes », est un déplacement anormal au travers de la paroi vaginale d’un de ces 3 organes.
Le prolapsus se produit lorsque les ligaments de suspension des organes sont distendus ou les muscles du plancher pelvien affaiblis

Dans le traitement des prolapsus, la rééducation périnéale devient abdomino-thoraco-pelvienne. Elle a pour but d’apporter une stabilisation de la situation anatomique. Les dos voutés ou les cambrures lombaires qui accentuent les pressions sur les organes pelviens peuvent également générer des prolapsus.
Les kinésithérapeutes ont les compétences pour rééduquer les troubles de la statique rachidienne (rééducation du dos).
Enfin, l’évaluation des activités sportives, l’adaptation et la préparation physique au sport pratiqué pour limiter les pressions abdominales permettront de prévenir les prolapsus.

 

Infographie de Passeportsanté.fr

Retrouvez les différentes formes d’incontinences sur l’infographie ci-dessous publiée par le site internet passeportsanté.fr.

Sources :

Dossier de Presse. Campagne de sensibilisation Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes, Mars 2017.

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