État des lieux des affections longue durée en France

L’Assurance Maladie a récemment publié ses derniers chiffres sur les affections longues durées. Le constat est sans appel : elles sont en nette progression en France avec 10,4 millions de personnes affiliées au régime général bénéficiant du dispositif ALD en 2016. À titre de comparaison, elles étaient 8,3 millions en 2008.

Pour rappel, une trentaine de pathologies ou de groupes pathologiques  ouvrent droit à l’allocation ALD. Ainsi, tout ou partie des soins liés à ces pathologies sont pris en charge, avec exonération du ticket modérateur, dès lors qu’il fait l’objet d’un protocole de soins. Ce protocole est déterminé par le médecin traitant, en concertation avec les spécialistes assurant le suivi du patient.

Portrait robot en 2016

Toujours d’après les données publiées par l’Assurance Maladie, les patients atteints d’une affection longue durée ont en moyenne 63 ans. Les femmes sont légèrement plus concernées — à 52%. Côté pathologies, le diabète, de type 1 et de type 2, représente un quart de ces ALD, puis les tumeurs malignes (20 %) et les affections psychiatriques de longue durée (13 %).

 

Les patients diabétiques bénéficiant d’une ALD ont très fortement augmenté entre 2008 et 2016, pour passer respectivement de 1,6 à 2,6 millions. L’Assurance Maladie explique cette hausse par le vieillissement de la population et l’évolution des modes de vie (plus de sédentarité, une alimentation moins saine) — qui est d’ailleurs constatée au niveau mondial. Cependant, certaines régions sont davantage visées par cette hausse, notamment La Réunion et les Hauts-de-France.

État des lieux des affections longue durée en France
La prévention, un enjeu majeur

Pour certains, ce constat alarmant touche aussi du doigt les dépenses de santé pour l’État : le dispositif ALD représente 95,2 milliards d’euros. Mais toutes les affections longues durées ne sont pas logées à la même enseigne : le remboursement des soins liés au diabète de type 1 et de type 2 n’apparaitrait qu’en quatrième position (8,1 milliards d’euros). Ainsi, les trois groupes pathologiques en tête des dépenses de santé sont les maladies psychiatriques ou psychiques (22,5 milliards d’euros), les cancers (16,8 millions) et les maladies cardio-neuro-vasculaires (15,8 millions).

 

S’il n’est pas question de réduire la prise en charge de ces affections longues durées, comment répondre à cet enjeu majeur de santé publique ? La prévention en est évidemment l’une des solutions, encore peu répandue en France, principalement pour des raisons culturelles. Les actions de sensibilisation vont en ce sens depuis de nombreuses années, notamment sur l’une des causes de la hausse identifiée par l’Assurance Maladie : l’évolution des modes de vie. La téléconsultation peut d’ailleurs en être un élément facilitateur, en planifiant des rendez-vous de suivi de l’état de santé général du patient. L’objectif in fine : prévenir certaines maladies chroniques et affections longue durée, avant même qu’elles ne soient diagnostiquées.

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